Histoire des philosophies matérialistes PDF

Histoire des philosophies matérialistes PDF

Selon Marx, les institutions de travail et de production étaient les premières, mais par leur connexion avec ces institutions, les lois et la politique des hommes, leur philosophie, la morale, l’art et la religion sont interreliées et interdépendantes et ne peuvent être comprises isolément ou de leur base matérielle.


Le matérialisme est sans doute le courant philosophique qui a suscité le plus de controverses, ce qui lui a valu d’être malmené et caricaturé à de nombreuses reprises. Cet ouvrage se propose de montrer le contenu réel de ses concepts, d’en fournir une définition nouvelle et de le relier à ses racines historiques et sociales. Dans chaque période, il est au coeur d’enjeux idéologiques de premier plan parce qu’il est à l’intersection des progrès de la connaissance et des préoccupations métaphysiques. Jusqu’à présent, il n’existait pas d’histoire complète et synthétique de ce courant de pensée, alors qu’il a joué un rôle fondamental dans la vie scientifique et culturelle du monde occidental. La seule entreprise de ce genre fut l’ouvrage de F. – A. Lange (1866), devenu largement incomplet. Le livre de Pascal Charbonnat se veut le panorama d’un champ conceptuel en constante agitation, uni par l’idée que les mythes et le sacré ne sont pas les seuls horizons pour penser la place de l’homme dans l’Univers. D’Epicure aux matérialistes contemporains anticréationnistes en passant par Marx, une même exigence émancipatrice traverse l’oeuvre de ces penseurs. Il s’agit d’en rendre compte tout en indiquant où passent les lignes de fracture. L’enseignement de l’histoire des idées en France néglige cet héritage intellectuel, en le confinant à un cercle restreint de spécialistes. Cet ouvrage voudrait indiquer que les interrogations soulevées par le matérialisme s’adressent à tous. II est en effet indispensable que cette philosophie soit mieux représentée dans les programmes et les manuels, qui semblent oublier qu’une part importante de la population ne se réfère pas à la transcendance pour donner un sens au monde. L’histoire du matérialisme est également incontournable pour saisir les enjeux du travail des sciences de notre temps. En dévoilant comment les savoirs d’aujourd’hui sont les fruits de luttes contre des traditions conservatrices, elle invite à ne verser ni dans un positivisme naïf, ni dans une défiance figée à l’égard des résultats scientifiques. Être matérialiste consiste moins à désenchanter le monde qu’à en restituer le libre cours.

Cette classe n’a été soumise à aucune injustice particulière, mais l’essence même de l’injustice lui est imposée, ce qui la pousse à aspirer aux idéaux de la justice et de la liberté humaine. Pour se développer et évoluer, le monde doit exister et, par conséquent, il doit être créé. Ainsi, tandis que le prolétariat, ou ses porte-parole, critiquent la bourgeoisie, ils constituent la classe montante et progressiste, et quand ils auront vaincu la bourgeoisie, ils deviendront la classe dirigeante.-}

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