Invectives et violences verbales dans le discours littéraire PDF

Invectives et violences verbales dans le discours littéraire PDF

Un Piso a été élu par le peuple romain; mais pas le Piso que tu es.


Énergumène ! Sapajou ! Vendu ! Mouchard ! Renégat ! Pirate ! Doryphore ! Moule à gaufres ! Salope ! Illuminé ! Bande de caves ! Morues ! Pouffiasses ! Cons ! Chameaucrates ! Écrivassiers ! Pseudo-poète médiocre et maniéré ! Voilà de quoi (se) traitent les auteurs de ce volume. C’est, en effet, aux foudres de l’invective, cette irruption de parole vive et violente, qu’on se mesure ici pour comprendre comment cette expression anime la littérature. Sur le plan du ressenti, la violence est une épreuve; et sa forme littéraire, soit celle qui nous intéressera, rappelle ce sentiment selon des modalités intenses, témoins des qualités spectaculaires de la littérature. Sous le terme invective se rassemblent la lutte, le conflit, la querelle, systèmes de relations de la violence verbale dont les excès coagulent une définition chaotique et éminemment subjective. Aussi envisagerons-nous l’invective comme un phénomène fondateur d’une certaine tradition littéraire qui aspire à inventer le lecteur à travers des pages acerbes, virulentes, provocantes et obscènes. Littérature homicide et écriture meurtrière
distinguent un pan du scriptural qui effraie encore la critique. Mais forts de la conviction que la fureur est aussi une structure de créativité, nous proposons d’affronter ces productions dont la monstruosité fait aussi la grandeur. Comprendre et interpréter l’invective comme une force, telle est la mission que se donne le présent ouvrage.

Alors que l’attaque de Cicero contre Piso fait preuve d’une rhétorique, d’un humour et d’un sang-froid supérieurs, le fait que Piso ait répondu à In Pisonem en publiant son propre discours démontre qu’il a pu continuer son combat au-delà de la victoire apparente de Cicero. Caricatures de Mohammad, les autorités danoises ont refusé d’initier un. Il peut être reconnu par les nombreux dispositifs utilisés efficacement par le satiriste: l’ironie, l’esprit, la parodie, la caricature, l’hyperbole, l’euphémisme et le sarcasme.-}

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