L’Enfer de la Bibliothèque : Eros au secret PDF

L’Enfer de la Bibliothèque : Eros au secret PDF

Le médecin m’a donné des pilules et m’a demandé: «Pensez-vous que vous pouvez continuer?» Je n’étais pas certaine de pouvoir bouger.


Pour la plupart, l’Enfer de la Bibliothèque s’entend comme une légende, un fantasme, le territoire majeur de l’interdit qui alimente en retour toutes les curiosités. C’est le lieu fermé où l’on tient les livres dont on pense que la lecture est dangereuse. Historiquement c’est dans les années 1830 que les ouvrages imprimés réputés « contraires aux bonnes mœurs » et publiés sous le manteau sont séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale. Ils furent ainsi rassemblés afin de constituer une section à part intitulée Enfer. Il en alla de même des estampes. Evoquer l’Enfer de la Bibliothèque, c’est donc entrer dans la littérature telle qu’on ne l’a pas apprise, lire des textes et regarder des images que la morale réprouve, que les institutions ont longtemps pourchassés et condamnés. C’est entrer dans le monde de l’anonymat, du pseudonyme, des fausses adresses, des dates trompeuses, des éditeurs clandestins, des lieux clos, celui des couvents, des boudoirs, des bordels, des prisons mais aussi des bibliothèques. Ni histoire de l’érotisme proprement dit, ni histoire de la censure, ce catalogue vise à donner un aperçu de ce que la Bibliothèque nationale conserve au gré des saisies policières, des dons, des acquisitions et plus récemment du dépôt légal. Il propose un double parcours : le premier concerne l’histoire – comment l’Enfer s’est-il constitué ? – le second offre une déambulation à travers le contenu de l’Enfer. On trouvera, au-delà de l’évocation de quelques grandes figures – Sade, Apollinaire, Louÿs, Bataille… – les portraits de bien des hommes et femmes ignorés, acteurs anonymes de la célébration de l’érotisme et du sexe entre le 16e et le 20e siècles.

Évitez les catégories d’art reconnaissables, évitez la politique, ne vous contentez pas d’argumenter, ne soyez pas sentimental; être impitoyable, prendre des risques, ne vandaliser que ce qui doit être défiguré, faire quelque chose que les enfants se souviendront de toute leur vie – mais ne soyez pas spontané à moins que le PT Muse ne vous ait possédé. Tout comme le meurtre-mystère est toujours un exercice de sadisme, la copr fiction implique toujours la contemplation du contrôle. La nuit précédant l’arrivée de ces lettres, les locaux institutionnels seront décortiqués avec des copies xerox de l’emblème du Black Djinn, où ils seront vus par tous les employés arrivant au travail le lendemain matin.-}

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