L’illusion populiste : Essai sur les démagogies de l’âge démocratique PDF

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Non, bien qu’il puisse essayer de donner du poids au Venezuela, un pays trop faible pour constituer une menace pour les Etats-Unis.


Le populisme n’est ni une idéologie politique ni un type de régime. C’est un style politique, fondé sur le recours systématique à l’appel au peuple. C’est parce qu’il est une forme vide, remplie à sa manière par chaque leader, que le populisme peut être mis au service d’objectifs antidémocratiques non moins que d’une volonté de démocratisation. Telle est son ambiguïté : il oscille entre une orientation autoritaire et antidémocratique, illustrée naguère par le fascisme italien ou les populismes nationalistes latino-américains, et une orientation hyperdémocratique. Le populisme se reconnaît en outre à l’indétermination et au syncrétisme de ses orientations. Au rejet de la classe politique nationale il ajoute des ingrédients idéologiquement variables, à base de libéralisme économique et de nationalisme ethnique, de libre-échangisme et de protectionnisme, de xénophobie anti-immigrés et de défense  » chauvine  » de l’Etat-providence, de rejet des élites et de peurs identitaires. Le leader populiste fait un usage particulier, exclusif et systématique du principe de la souveraineté du peuple, à l’exercice duquel il réduit la vie démocratique ; pour défendre sa propre cause, il fait ostensiblement sienne la cause du peuple ; il est aussi ce tribun, guide et sauveur du peuple, qui se présente comme un homme providentiel et faiseur de miracles – ou d’avenirs radieux. L’extension planétaire des mobilisations populistes, à dominante protestataire ou identitaire, est un signe à déchiffrer et invite à un effort de définition auquel se livre Pierre-André Taguieff, à l’issue d’une enquête approfondie.

J’ai parlé du gouvernement des États-Unis et de la Cour suprême. Je ne vais pas vous amuser avec une apparence de délibération quand j’ai décidé. En troisième lieu, comme les constitutions des États diffèrent beaucoup les unes des autres, il peut arriver qu’un traité ou une loi nationale, d’importance égale pour les États, interfère avec certains et non avec d’autres constitutions, et soit par conséquent valable dans certains États, en même temps qu’elle n’aurait aucun effet dans d’autres.-}

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