La fin d’un grand partage : Nature et société, de Durkheim à Descola PDF

La fin d’un grand partage : Nature et société, de Durkheim à Descola PDF

On ne peut pas en dire autant de la fonction politique du président, qui est une contingence beaucoup plus souple que le royaume de la mort.


Les relations de l’homme et de son organisation sociale au milieu naturel ont longtemps été étudiées dans le cadre d’une opposition entre nature et société. Mais la crise écologique invite à nous interroger sur ce partage, et à revenir sur le sens de ce clivage. L’objectif de ce livre est d’éclairer les ambiguïtés du rapport à la nature des modernes, en relisant du point de vue de la nature cette histoire jalonnée par trois oeuvres, Les formes élémentaires de la vie religieuse de Durkheim, La pensée sauvage de Lévi-Strauss et Par-delà nature et culture de Philippe Descola. Y a-t-il un paradoxe à parler de la nature comme d’un fait social ? Quelle signification et quelle valeur accorder aux sociétés restées indifférentes au partage entre nature et société ? Quels concepts mobiliser aujourd’hui pour faire face à la transformation de nos rapports collectifs à la nature ? Alors que la nature est de plus en plus humanisée et que les affaires humaines doivent en retour toujours plus composer avec elle, le grand partage du naturel et du social semble perdre toute pertinence.

Pour un livre que je viens de terminer sur ce que nous pouvons apprendre de la tradition de la philosophie politique libérale, j’ai lu beaucoup de Mill et je l’ai apprécié, non seulement pour son écriture séduisante, mais aussi pour la pertinence de ses idées des questions telles que la liberté d’expression, le droit de vote des femmes et le rôle que la religion devrait jouer dans une démocratie. Dans l’Essai sur la classification de 1851, le zoologiste suisse Louis Agassiz nous a également demandé de considérer le homard, mais ce qu’il voulait vraiment était quelque chose de plus radical: il voulait que nous considérions le homard seul, pour considérer le monde comme si le homard avait pas de parents, pas de cousins ​​exosquelettiques à côté desquels nous pourrions avoir une idée de cette étrange créature. Ils gagnaient leur vie grâce à leurs troupeaux importants et très appréciés, ainsi qu’à l’agriculture et à la pêche, mais leur vie était réglée en particulier par les exigences de leurs troupeaux.-}

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