O-Yoné et Ko-Haru PDF

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Moi et mes amis devine habituellement le titre en mangeant.


« Tout ce que je regrette, c’est de n’être pas né japonais », confia un jour Wenceslau de Moraes, qui fut officier de marine et diplomate avant de s’isoler sur la petite île de Shikoku. Les chroniques rassemblées dans ce recueil et composées pour la plupart vers la fin de sa vie sont autant de causeries célébrant le génie intime des choses japonaises. Loin de son Portugal natal avec lequel il a rompu à jamais, loin d’un Occident qu’il juge trivial et décadent, cet ami de toujours nous fait pénétrer avec ferveur, l’esquisse d’un sourire mélancolique aux lèvres, en un jardin zen, planté de cerisiers, agrémenté de temples et de cascades, peuplé de mousmés et de lucioles… En ce Japon chimérique, serre tiède de l’exotisme, s’épanouissent la solitude et la saudade, « qui est encore l’un des aspects les plus fulgurants de l’amour ».

Deux femmes, l’une assise, écrivant une lettre, l’autre tirant les cheveux d’un homme assis devant un miroir, peut-être un acteur qui se maquille. La forme cursive du man’yogana fut plus tard simplifiée en hiragana par les femmes et sa forme imprimée en katakana par les moines bouddhistes. Cet album est sorti à l’apogée du boom de la «world music» au Japon et était une sorte de prise de trois musiciens célèbres (Hosono est mieux connu comme membre de YMO et Imawano avec RC Succession) sur ce qu’est la musique japonaise dans le contexte du monde plus large.-}

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